Sortir du management par la peur grâce à la non violence · Vidéo, média et podcast
Que se passe-t-il, en nous, quand on nous dit : “préparons la guerre” ?
Cette question, en apparence individuelle, ouvre en réalité un champ profondément politique. C’est le point de départ de la conférence théâtralisée avec Sophie Lewandowski, Heloisa Gravina et Karim Rahila, mise en dessin par Solène Dargaud, dans le cadre du Forum des acteurs de la non-violence, Prépare la Paix.
Ce que nous ressentons intimement n’est jamais neutre. Nos émotions, nos réactions, nos élans sont façonnés par la société dans laquelle nous vivons. En prendre conscience nous redonne de la liberté et du pouvoir d’agir.
Notre société est traversée par :
- de fortes inégalités sociales,
- une polarisation croissante des opinions,
- la disparition progressive des lieux de sociabilité réelle,
- un repli sur soi amplifié par la digitalisation et les réseaux sociaux.
Ce contexte nous rend particulièrement vulnérables à des discours politiques simplificateurs.
Pandémie, tensions sociales, économie, migration, climat, conflits armés… Quel que soit le sujet, le même vocabulaire revient depuis quelques années : la guerre. Ce langage n’est pas anodin. Il active la peur, crée une urgence permanente et installe une logique binaire : amis / ennemis, pour / contre, sauver / détruire. C’est une forme de management par la peur. Comment résister à ce type de management ?
Nous n’avons pas de solution miracle. Nous pouvons seulement vous partager des ingrédients, des pratiques que nous faisons.
- Faire un stop
Observer ce qui se passe : dans le corps, dans les émotions, dans les pensées, dans les élans d’action ou de fuite… chez soi et chez les autres.
- Nommer les besoins
Identifier ce qui est essentiel, en tenant compte :
- des différences culturelles,
- des rapports de pouvoir.
Des outils comme la communication non violente, la méditation ou la technique Alexander peuvent soutenir ce travail.
- Faire preuve de discernement
Tous les dialogues ne sont pas possibles à tout moment.
En cas d’urgence, d’emprise, de violence ou de déséquilibre de pouvoir, il faut d’abord rétablir un cadre de sécurité et d’équité.
- Passer à l’action ensemble
Dans une logique de :
- solidarité,
- coopération,
- non-violence active.
Rester ancrés dans cette intention, avec joie, même dans la tempête ensemble.
Disponibles en ligne : Texte intégral et dessins ; Vidéo de la conférence
Nous contacter : https://sophielewandowski.com, https://abraceau.org/, linkedin.com/in/karim-rahila